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Numéro 04

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Elimination Des Phosphates Par Des Procèdes Physico-chimiques

Les phosphates font partie des anions assimilables par le corps de l’être humain.
Quelle que soit leur origine (domestique, industrielle ou agricole), leur présence
dans les eaux à fortes concentration (teneurs supérieures à 0,2 mg/l) favorise le
développement massif d’algues, lesquelles conduisent à l’eutrophisation des lacs
et des cours d’eau (Rodier, 1984 ; Potelon et Zysman, 1998).
La directive des communautés européennes (CEE) indique comme teneur du
phosphore dans l’eau destinée à la consommation humaine un niveau guide de
0,4 mg/l et une concentration maximale admissible de 5 mg/l exprimée en P2O5.
La réglementation française retient cette même valeur limite de 5 mg/l (Potelon
et Zysman, 1998). Par contre, aucune valeur indicative n’est recommandée par
l’OMS (OMS, 2004).
Diverses méthodes de séparation des phosphates des solutions aqueuses existent
(Roques, 1990 ; GLS, 2003 ; Cemagref, 2004). Les procédés physico-chimiques
utilisés sont basés sur des phénomènes de précipitation par utilisation de sels de
calcium, de fer ou d’aluminium ou sur des phénomènes d’adsorption. La
déphosphatation peut également être réalisée par des procédés biologiques.



Elimination D’acides Organiques Aromatiques Par Coagulation-Floculation Au Sulfate D’aluminium

La coloration intense et la formation de composés organohalogénés
(potentiellement toxiques) sont des problèmes qui dégradent la qualité des eaux
potables. L’origine de ces problèmes est essentiellement liée à la présence de la
matière organique laquelle découle d’origine diverses dans les eaux de surface
pour y constituer un milieu très hétérogène (Le Curieux et al., 1996 ; Achour et
Moussaoui, 1993). Dans les filières classiques de traitement d’eaux potables,
l’optimisation de la coagulation-floculation peut réduire d’une façon notable ces
substances organiques (Christian et al., 2000). L’efficacité de ce procédé dépend
de la composition du milieu aqueux, de la nature du coagulant introduit ainsi
qu’à la structure des composés organiques à éliminer notamment les
groupements fonctionnels, dont ils sont porteurs.
Nous avons entrepris d’évaluer au cours de cette étude l’efficacité de la
coagulation- floculation par le sulfate d’aluminium sur des molécules
organiques simples de type acide aromatiques hydroxylés et carboxylés. En
pratique, la présence de ces molécules peut se traduire sous forme de
monomères imbriqués dans la structure des substances humiques lesquelles
occupent la majeure partie de la charge organique globale des eaux de surface
(Thurman et Malcom, 1983). Ces molécules peuvent également se présenter
sous forme de structures libres dérivant de l’oxydation des substances humiques.
Ces dernières, définies en tant qu’acides polyhydroxylés et polycarboxylés sont
susceptibles de se trouver, après préchloration, sous formes de différentes
molécules dont la plupart auront des fonctions COOH et OH. Ainsi, l’utilisation
de ces molécules organiques simples présente l’avantage de mieux souligner le
rôle des groupements fonctionnels acides dans les mécanismes d’élimination de
la matière organique par coagulation floculation au sulfate d’aluminium.



Coagulation-Floculation Par Le Sulfate D’aluminium De Composes Organiques Phénoliques Et De Substances Humiques

Les substances organiques présentes dans les eaux de surface engendrent des
problèmes qui sont globalement représentés par :
������ une détérioration de la qualité organoleptique
������ un développement bactérien dans les conduites du réseau de distribution
(Le Chevalier, 1990 ; Clark et al., 1993).
������ une interférence de la matière organique lors des traitements de
déminéralisation par échange d’ions sur résines ou membranes (Lacey et
Loeb, 1972) ou lors des procédés d’oxydation visant l’élimination
d’éléments minéraux tels le fer ou le manganèse (Oldham et Gloyna,
1969).
������ une consommation importante de chlore pouvant aboutir à la formation
de composés organohalogénés potentiellement toxiques (Achour et
Moussaoui, 1993).
Ce dernier aspect est sans doute le plus préoccupant actuellement du fait de son
incidence directe sur la santé du consommateur. Il paraît donc essentiel
d’éliminer au mieux cette matière organique responsable de l’instabilité de la
qualité de l’eau dans le temps.



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